SOS Hommes Battus France Association

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VIOLENCES conjugales des HOMMES battus : comment REAGIR ?

 

 

 

 

Violences conjugales des hommes battus :
comment réagir ?   

 

http://maprocedure.fr/88-couple/213-violences-conjugales-des-hommes-battus-comment-reagir

 

 

          

 

feu d'un berbecueLe 21 novembre c’est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

On ne parle par tellement des hommes battus car la majorité des violences conjugales sont faites contre les femmes et non subies par les hommes.

Pourtant, les statistiques du Ministère de l’Intérieur établissent qu’en 2011, une femme était tuée tous les trois jours et un homme tué tous les quinze jours de violences conjugales. D’autres statistiques sont consultables ici.

 

Par honte de parler d’un sujet tabou, par culpabilité, l’homme battu peut se taire longtemps et minimiser les violences physiques ou morales qu’il subit sans chercher de protection.

 

 

 

Il s’isole, se met en fait en danger, voire met sans le savoir les enfants en danger quand les violences sont commises devant les enfants.

Il n’est pas rare qu’un homme de 1m80 subisse des coups, des gifles, des crachats, des griffures, et est battu avec des ustensiles de cuisines ou reçoive dans le dos ou sur la figure, tous les objets électroménagers qui tombent sous la main de sa femme de 1m50.

 

A la réponse : vous défendez-vous ?

L’homme battu répond qu’il se protège comme il le peut, essaye de calmer sa conjointe, qu’il sort un peu pour laisser retomber la pression mais que s’il réagissait vraiment, vu sa force et son poids, il pourrait vraiment blesser sa femme, ce qu’il ne veut pas.

 

La femme violente se défend souvent en arguant du fait qu’elle n’a jamais touché aux enfants.

Mais frapper leur père devant les enfants est un acte d’une extrême violence morale pour les enfants.

Cette violence même si elle n’est pas physique est palpable.

La femme violente tout comme l’homme violent n’a pas toujours conscience de sa dangerosité.

Les hommes battus, comme les femmes battues, ne sont pas sans ressources car en parler c’est déjà agir.

En cas de violences, il faut avoir quelques réflexes.

 

1)      Ne restez pas au domicile si vous vous sentez en danger, appelez de l’aide

Appelez la police ou l’aide de voisins ou de la famille pour qu’on vienne vous porter secours.

La présence de tiers peut dissuader l’auteur des violences.

 

2)      Déposez une main-courante ou une plainte au commissariat

N’importe quel commissariat peut prendre votre main-courante. Il s’agit d’une déclaration qui permet d’acter les faits mais qui n’aura aucune conséquence pénale ni civile contre la personne violente. La main-courante permet d’être entendue et de ne plus minimiser les violences.

 

Pensez à prendre une copie de la main-courante. 

 

N’importe quel commissariat peut prendre votre plainte pénale pour violences, s’il n’est pas territorialement compétent, il lui appartient de transmettre votre plainte au commissariat adéquat.

Certains commissariats refusent de prendre une plainte, ce qui est totalement illégal.

Pensez à prendre une copie de la plainte.

 

Il est souvent très difficile pour la victime de déposer plainte par honte, par peur des conséquences pénales pour le parent de ses enfants ou par peur des représailles ( perdre la garde des enfants, perdre la maison etc, ce qui est FAUX !).

En général, ce n’est que quand les violences sont perpétrées depuis longtemps, qu’aucun dialogue n’est plus possible, qu’il y a une escalade dans la violence, qu’aucune des promesses de ne plus recommencer n’a été tenue, qu’enfin la victime se résout à déposer plainte.

 

Les hommes déposent rarement plainte par amour, par naïveté, par l’espoir que tout finira par s’arranger.

 

3)      Le jour des violences, faites constater vos blessures, ecchymoses ou votre état de stress-panique soit chez un médecin, soit de préférence aux urgences médico-judiciaires (UMJ) proches de votre domicile.

Si vous manquez de temps, privilégiez ce constat médical et aller au commissariat ensuite ( le lendemain pas dans 3 semaines).

 

La victime a tendance à minimiser les violences et pense qu’elle n’a rien alors qu’un médecin y verra des érosions cutanées, voire quelque chose de plus grave nécessitant une radio ou un scanner.

En cas de plainte,  la police vous enverra directement aux UMJ où après examen médical, on vous remettra un constat médico-légal.

 

Ce constat établi par des médecins habitués à ce type de violences va établir l’incapacité de travail temporaire ( ITT)  causé par les violences.

 

4)      Prenez des photos de vous-mêmes le jour des violences

 

5)      La protection juridique par l’ordonnance de protection

 

Il s’agit d’une protection civile qui n’entraîne pas à proprement parler de conséquences pénales telles que la prison ou une amende mais permet de protéger en urgence la victime et les enfants.

 

Article 515-9 du Code Civil prévoit que :

Lorsque les violences exercées au sein du couple ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants, le juge aux affaires familiales peut délivrer en urgence à cette dernière une ordonnance de protection.

 

Article 515-10 du Code Civil prévoit que :

Dès la réception de la demande d'ordonnance de protection, le juge convoque, par tous moyens adaptés, pour une audition, la partie demanderesse et la partie défenderesse, assistées, le cas échéant, d'un avocat, ainsi que le ministère public. Ces auditions peuvent avoir lieu séparément. Elles peuvent se tenir en chambre du conseil.

 

Avant l’audience, consulter un avocat qui saura vous accompagner et vous conseiller sur les solutions juridiques adaptées à la situation, afin de sortir rapidement de cette situation inacceptable.

 

Lors de l’audience, qui pourra être rapidement fixée vu l’urgence, votre avocat plaidera votre cause pour convaincre le juge aux affaires familiales de l’impérative nécessité des mesures de protection compte-tenu du danger encouru.

 

Concrètement, la victime de violences conjugales peut demander au juge de :

 

Interdire à la partie défenderesse de recevoir ou de rencontrer certaines personnes spécialement désignées par le juge aux affaires familiales, ainsi que d'entrer en relation avec elles, de quelque façon que ce soit ;

 

Interdire à la partie défenderesse de détenir ou de porter une arme et, le cas échéant, lui ordonner de remettre au service de police ou de gendarmerie qu'il désigne les armes dont elle est détentrice en vue de leur dépôt au greffe ;

 

Statuer sur la résidence séparée des époux en précisant lequel des deux continuera à résider dans le logement conjugal et sur les modalités de prise en charge des frais afférents à ce logement. Sauf circonstances particulières, la jouissance de ce logement est attribuée au conjoint qui n'est pas l'auteur des violences ;

 

Attribuer la jouissance du logement ou de la résidence du couple au partenaire ou au concubin qui n'est pas l'auteur des violences et préciser les modalités de prise en charge des frais afférents à ce logement ;

 

Se prononcer sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale et, le cas échéant, sur la contribution aux charges du mariage pour les couples mariés, sur l'aide matérielle au sens de l'article 515-4 pour les partenaires d'un pacte civil de solidarité et sur la contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants ;

 

Autoriser la partie demanderesse à dissimuler son domicile ou sa résidence et à élire domicile chez l'avocat qui l'assiste ou la représente ou auprès du procureur de la République près le tribunal de grande instance pour toutes les instances civiles dans lesquelles elle est également partie. Si, pour les besoins de l'exécution d'une décision de justice, l'huissier chargé de cette exécution doit avoir connaissance de l'adresse de cette personne, celle-ci lui est communiquée, sans qu'il puisse la révéler à son mandant ;

 

Prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de la partie demanderesse en application du premier alinéa de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Le cas échéant, le juge présente à la partie demanderesse une liste des personnes morales qualifiées susceptibles de l'accompagner pendant toute la durée de l'ordonnance de protection. Il peut, avec son accord, transmettre à la personne morale qualifiée les coordonnées de la partie demanderesse, afin qu'elle la contacte.

 

Le fait de ne pas respecter les obligations ou interdictions imposées dans l’ordonnance de protection est puni de deux ans d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende en application de l’article 227-4-2 du code pénal.

 

L’ordonnance de protection a une durée de validité de 4 mois car il s’agit de mesures exceptionnelles, prises en urgence.

Pour les personnes mariées, cela permet de voir a bout des 4  mois si une procédure de divorce devra être engagée.

Pour les personnes ex-pascées, ou ex-concubins, il faudra repasser devant le juge afin qu’un jugement non limité dans le temps soit rendu pour pérenniser certaines mesures, notamment vis-à-vis des enfants.

 

Si un de vos proches subissait des violences conjugales, vous lui diriez sans aucun doute d’agir, alors pourquoi n’appliqueriez vous pas cette règle à vous-même ?

 

 

 

 

Profils possibles des Femmes Maltraitantes

 

 

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Il existe des profils de maltraitantes qui peuvent avoir dans des cas précis

des passages à l'acte violent, des maltraitantes dont c'est le mode de fonctionnement, des maltraitantes qui agissent par intérêt.

 

Profil jalouse compulsive

La maltraitante est jalouse par manque d'estime de soi.

Si cette jalousie devient importante, la maltraitance peut s'installer


Naissance du premier enfant ou d'un enfant

Certaines femmes dans ce cas essayent d'isoler l'homme du nouveau couple fusionnel formé entre elle et son enfant, et cette situation peut parfais aboutir à des maltraitances psychiques ou physiques.

 

Profil alcoolique ou addiction aux drogues

La maltraitante peut frapper son conjoint pendant une prise de boisson excessive Certaines drogues peuvent produire des accès de violence

 

Femme qui a été maltraitée étant mineure

Il y peut y avoir chez certaines personnes, ce n'est pas une généralité, une reconduction de la violence due à une maltraitance antérieure dans l'enfance

 

Haine des Hommes (Misandrie) Certaines personnes peuvent avoir des ressentiments envers les hommes

dues à des problèmes relationnels antérieurs avec les hommes

 

Réaction à la maltraitance Une homme peut induire une maltraitance sur sa compagne qui n'est pas obligatoirement violente, mais qui peut engendrer chez sa compagne une escalade à maltraitance physique

 

Femme mal intentionnée

Certaines femmes peuvent déclencher la maltraitance dans l'objectif de faire fuir leur compagnon ou pour d'autres objectifs.

 

Profil perverse narcissique

Cette pathologie n'est pas encore reconnue en France.  La maltraitante cherche à mettre sous emprise le maltraité. Le maltraité est souvent souvent soumis à un harcelement psychologique

 

Profil avec troubles bipolaires

La violence peut arriver chez certains sujets qui font des crises de manie c'est à dire des phases d'exubérance excessives. Cela ne touche que certains sujets.

 

Profil paranoiaque

La personne peut être atteinte de gravité variable.

Et peut être conduite à la maltraitance dans des phases sévères

 

Psychopathes et sociopathes

Peu de gens savent que la plus part des psychopathes sont bien insérés Il peut arriver dans certains cas que ces pathologies puissent amener à la violence

 

La liste n'est pas limitative ...

Certains profils peuvent se combiner, ce qui peut expliquer

certains cas de maltraitance plus sévères.

 

Vous pouvez en consultant un psychiatre thérapeute ou un psychologue tenter d'avoir une chance d'avoir une réponse en décrivant votre vie conjugale, et ce sera sans doute une aide précieuse pour savoir s'il faut tenter :


- une thérapie conjugale ou familiale pour tenter de ressouder le couple et la famille,

- une thérapie de la maltraitante si elle accepte, pour tenter de ressouder le couple et la famille,

- ou si vous préférez vous échapper avec ou sans thérapeute et dans certains cas c'est nécessaire. C'est VOTRE CHOIX.

Cette aide thérapeutique est aussi une aide précieuse pour soigner vos traumatismes

 

 

et faire le deuil de votre maltraitante si vous partez. Et dans ce cas portez plainte, et essayez d'avoir la garde de vos enfants.
Le fait de vouloir donner une chance à votre couple avec une thérapie si vous le décidez ne doit pas vous empêcher de PORTER PLAINTE c'est TRES conseillé. C'est votre choix.


Le psychologues et psychiatres sont payants. Ceux qui sont en CMP (centre médico psychologique) sont gratuits.

Certains psychiatres sont intégralement remboursés (secteur 1)

 

 

Nous sommes là pour vous écouter et vous accompagner dans ces démarches si vous le désirez. Ou si vous êtes en procédure judiciaire.

 

Comment les Femmes maltraitantes IMPOSENT souvent sur Les Hommes leur SCHEMA TOXIQUE de maltraitance (mise sous emprise) : Voir cet article sur notre site :

http://sos-hommes-battus-france-association.blog4ever.com/comment-les-maltraitantes-imposent-leurs-schemas-toxiques-sur-les-hommes-victimes



09/04/2016
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